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      Douar Ha Mor

" Celui d'entre vous qui se croit sage, qu'il embrasse la folie pour trouver la sagesse. "
Saint Paul (10-67 ap. J.-C)

Autour de l'aïkido

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Le Reigisaho par Kanaï Senseï

Le Reigisaho par Kanaï Senseï

 

     L'aikido est tout d'abord un Budo, mais aussi la manifestation des lois de la Nature et des phénomènes psychologiques, sociologiques, éthiques, et religieux.

     Tous ces aspects s'empilent les uns sur les autres en ayant chacun son identité propre et unique, et tous ensemble ils constituent ce qu'on appelle Aïkido.

     Même si les sports ne s'occupent pas en général des situations de la vie et de la mort, ils entretiennent quand même certaines valeurs nécessaires au développement du caractère, par exemple, l'observation de principes, le respect des autres, le comportement honnête, un habillement approprié et des manières correctes.

     Cela doit être encore plus vrai et essentiel dans l'art de l'Aïkido, car l'Aïkido traite des questions de la vie et la mort et insiste sur la préservation de la vie. Dans un tel art il est certainement approprié de mettre l'emphase sur le besoin de dignité, Rei, dans les interactions humaines. C'est pour cette raison qu'il est dit que le Rei est l'origine et le but final du Budo.

     Certaines personnes peuvent réagir négativement sur cette attention particulière à l'étiquette, jugeant cela façonné à l'ancienne, conservateur, et c'est compréhensible. Mais on ne doit jamais perdre la signification de l'essence du Rei. Les étudiants de l'Aïkido sont particulièrement encouragés à apprécier les raisons et la signification du Reigisaho, car cela devient un pas important vers le Misogi (1), qui est dans le coeur de la pratique de l'Aïkido.

 

Lire la suite : Le Reigisaho par Kanaï Senseï

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Notions et qualités fondamentales

à parfaire au cours de la pratique

 


Dès le début de la pratique, les notions et qualités fondamentales décrites entrent en jeu et permettent d’apprécier le niveau de Shodan après trois années d’étude.

Ces notions sont :

  • SHISEI : posture
  • KAMAE  : garde
  • KIRYOKU : puissance vitale
  • SEISHIN JOTAI : état mental
  • METSUKE : regard - physique et mental
  • MA AI : espace - temps
  • ARUKIKATA : marche
  • TAI SABAKI : déplacement/placement
  • KOKYU : respiration
  • KOKYU RYOKU : coordination de la puissance physique et du rythme respiratoire
  • SOKUDO : rapidité
  • KO RYOKU : efficacité
  • REIGISAHO : Etiquette
  • NICHIJO NO TAIDO : attitude dans la vie quotidienne
  • KOKORO NO MOCHI KATA : contrôle des émotions – coeur

 

 

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CRITERES D'EVALUATION SHODAN – Premier DAN

 

Sens et niveau

SHO est le début, ce qui commence.

Le corps commence enfin à répondre aux commandements et à reproduire les formes techniques. On commence à saisir une certaine idée de ce qu'est l'Aïkido. Il faut alors s'efforcer de pratiquer ou de démontrer, lentement si nécessaire, mais en s’attachant à la précision et à l'exactitude.

Capacités à vérifier

Le candidat doit disposer des "outils constitutifs" de la pratique de l'aïkido, outils sans la connaissance et la compréhension desquels on ne peut prétendre "faire de l'aïkido".
Cette connaissance et cette compréhension devront ensuite évoluer vers la maîtrise des mêmes outils dans les grades ultérieurs.
Ces "outils constitutifs" peuvent se regrouper en trois grandes rubriques, correspondant à trois types principaux d'indicateurs.

Evaluation du niveau (Indicateurs – Comportements observables)

Connaissance formelle des techniques


Construction des techniques

Cette construction des techniques doit s'observer par l'enchaînement des "phases" suivantes :
- phase initiale de placement
- phase dynamique de création et conduite du déséquilibre ;
- phase terminale où le déséquilibre se transforme en amenée au sol (projection, immobilisation).
Le respect de ces trois phases ne devant pas nuire à la continuité dont l'exigence sera à moduler en fonction du grade demandé.

Principe d'intégrité

La compréhension du principe général et fondamental selon lequel la technique d'aïkido doit préserver et renforcer l'intégrité (au sens le plus large du terme) physique et mentale des deux protagonistes constitue le troisième indicateur des capacités à vérifier.
Ce principe comprend notamment tous les éléments suivants :
- nécessaire unité du corps, de centrage, d'engagement du corps dans le sens de l'action ;
- nécessité d'une attitude juste, d'une maîtrise et d'un emploi adéquat de son potentiel physique, d'un rythme adapté entre les mouvements et à l'intérieur du mouvement
- nécessité de conserver son potentiel, sa disponibilité, sa mobilité, sa capacité de réaction et sa vigilance tout au long de la situation ;
- nécessité de soutenir une attention et une concentration suffisante par rapport au
partenaire.

Déroulement de l'interrogation


Les différents types de travail demandés seront les suivants, dans un ordre et une durée au choix des jurys :

- Suwariwaza (pratique à genoux)
- Tachiwaza (pratique debout )sur saisies et sur coups frappés
- Hanmihandachiwaza (pratique attaquant debout, défenseur à genoux)
- Ushirowaza(attaque arrière)

Deux ou trois formes de travail choisies par le jury :

- Randori (pratique libre) avec deux adversaires
- Tandodori ;(pratique contre couteau)
- Jodori (pratique contre baton)et Jo Nage Waza (pratique de projection avec baton).

 

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CRITERES D'EVALUATION NIDAN – Deuxième DAN

 

Sens et niveau

Au travail du 1er Dan on ajoute rapidité et puissance en même temps que l'on démontre une plus grande détermination mentale. Cela s'exprime chez le pratiquant par la sensation d'avoir progressé.
Le jury doit ressentir ce progrès en constatant une clarté de la mise en forme et de l’orientation du travail.

Capacités à vérifier

Le niveau deuxième dan doit permettre de manifester une compétence dans le maniement des "outils" définis pour le premier dan, et non plus simplement une compréhension et une connaissance au plan général.
Il convient donc d'être plus exigeant dans l'application des critères déjà définis, et d'y apporter quelques orientations supplémentaires.

Evaluation du niveau (Indicateurs – Comportements observables)

Connaissance formelle des techniques


Construction des techniques

L'exigence complémentaire devra porter sur la fluidité dans la construction des techniques, sur la perfection du contrôle de la distance avec l'adversaire dans toutes les phases du mouvement, et sur la capacité d'anticipation.

Principe d'intégrité

Principes énoncés pour le premier dan avec un engagement physique plus important (restant adapté à l'âge des candidats, et ne devant en aucune façon prendre le pas sur le caractère technique de la prestation).

Déroulement de l'interrogation

Les différents types de travail demandés seront les suivants, dans un ordre et une durée au choix des jurys :

- Suwariwaza (pratique à genoux)
- Tachiwaza (pratique debout )sur saisies et sur coups frappés
- Hanmihandachiwaza (pratique attaquant debout, défenseur à genoux)
- Ushirowaza(attaque arrière)


Deux ou trois formes de travail choisies par le jury :

Randori (pratique libre) avec deux adversaires ;

- Tandodori ;(pratique contre couteau)
- Jodori (pratique contre bâton) et Jo Nage Waza (pratique de projection avec bâton).

 

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CRITERES D'EVALUATION SANDAN – Troisième DAN

 

Sens et niveau

C'est le début de la compréhension du kokyu ryoku (coordination de la puissance physique et du rythme respiratoire). L'entrée dans la dimension spirituelle de l'Aïkido. La finesse, la précision et l'efficacité technique commencent à se manifester.
Il devient alors possible de transmettre ces qualités.

Capacités à vérifier

Le niveau troisième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques, la capacité à les adapter à toutes les situations, et l'émergence d’une liberté dans leur application.
Les exigences supplémentaires doivent donc porter sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • un complet contrôle de soi et de ses actes ;
  • la capacité à faire des variations à partir des bases, si nécessaires (adaptabilité) ;
  • une disponibilité à tous moments de la prestation ;
  • une grande maîtrise du principe d'Irimi (entrée);
  • une juste appréciation de maai (contrôle de la distance), comme au deuxième dan, et interventions aux bons moments) ;
  • la capacité d'imposer et de maintenir un rythme à l'intérieur du mouvement

 

Déroulement de l'interrogation

au choix des jurys :

- Suwariwaza (pratique à genoux)
- Tachiwaza (pratique debout )sur saisies et sur coups frappés
- Hanmihandachiwaza (pratique attaquant debout, défenseur à genoux)
- Ushirowaza (attaque arrière)


Deux ou trois formes de travail choisies par le jury :

- Randori (pratique libre) avec deux adversaires
- Tandodori ;(pratique contre couteau)
- Jodori (pratique contre bâton)et Jo Nage Waza (pratique de projection avec bâton).
- Tachidori ( pratique avec sabre de bois pour chacun des deux partenaires)
- Kumitachi (exercices avec sabre de bois)
- Kumijo (exercices avec bâton )
- Randori (pratique libre) avec trois adversaires ;

 

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CRITERES D'EVALUATION YONDAN – Quatrième DAN

 

Sens et niveau

A ce niveau techniquement avancé on commence à entrevoir les principes qui régissent les techniques. Il devient possible de conduire plus précisément les pratiquants sur la voie tracée par le fondateur.

Capacités à vérifier

Le niveau quatrième dan doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques de base et de leurs variantes.
Les exigences supplémentaires doivent donc porter sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

- la manière de dominer à tout moment la situation ;
- l'adéquation du travail au partenaire et à la situation
- la sérénité du candidat ;
- la capacité du candidat à exprimer sa qualité de perception, son degré d'intégration et sa liberté de maniement des principes de la discipline.

Déroulement de l'interrogation

Pour permettre d'évaluer ce qui est requis, l'interrogation devra se dérouler dans une forme légèrement différente des grades précédents.


Elle tentera d'équilibrer :

- les demandes formulées en précisant la forme d'attaque et la technique requise.
- les demandes de Jyu-Waza (pratique libre souple) à partir d'une forme d'attaque.
- les demandes de Henka-Waza [différentes formes d'une technique et (ou) enchaînements à partir de la structure de base de ces techniques].

Ces demandes se feront sur les différents types de travail, dans un ordre et une durée au choix des jurys :

- Suwariwaza (pratique à genoux).
- Tachiwaza (pratique debout )sur saisies et sur coups frappés.
- Hanmihandachiwaza (pratique attaquant debout, défenseur à genoux).
- Ushirowaza (attaque arrière).
- Randori (pratique libre) avec deux adversaires.
- Tandodori (pratique contre couteau).
- Jodori (pratique contre bâton)et Jo Nage Waza (pratique de projection avec bâton).
- Tachidori ( pratique avec sabre de bois pour chacun des deux partenaires.
- Kumitachi (exercices avec sabre de bois).
- Kumijo (exercices avec bâton ).
- Futaridori (saisie par deux adversaires).
- Randori (pratique libre) avec trois adversaires.

 

 

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GRADES DE HAUT NIVEAU

 

GODAN (Cinquième Dan)

ROKUDAN (Sixième Dan)

NANADAN (Septième Dan)

HACHIDAN (Huitième Dan)

 

Liminaire

Les grades, jusqu’au grade de 4ème Dan inclus, correspondent à une progression dans l’aïkido au plan technique. Cette technique doit être considérée comme une base, permettant au pratiquant un développement de toutes ses potentialités.
A partir du Godan (5ème Dan), la maîtrise technique de l’aïkido doit être complétée par une maîtrise au plan spirituel et au plan du comportement général.

Lire la suite : Grades de haut niveau

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Grades KYU


Premiers grades : les KYU


La délivrance des grades KYU se fait sous la  responsabilité de l'enseignant du club, sans avoir à en référer à une autorité supérieure comme c'est le cas pour les DAN.

 

Lire la suite : Grades KYU

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Citations

Citations de

O Sensei Morihei UESHIBA

Lire la suite : Citations

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 Glossaire triés

 

Glossaire des termes japonais

Triés par ordre alphabétique.

Lire la suite : Glossaire triés

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Celui qui est maître de soi
et se dépasse lui-même
(calligraphie de O Senseï)

Dispositions d’esprit pour la pratique de l’Aïkido

 

 

«Aïki n’est pas l’art de la bataille avec l’ennemi ; ce n’est pas une technique de destruction de l’adversaire, c’est la voie de l’harmonisation du monde qui fait de l’humanité une seule nation.»

O Senseï    

 

Comme dans tous les budo, l'étiquette, ou reishiki, a une importance particulière en aïkido.

Lire la suite : Etiquette ou Reishiki

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Le dojo (??, d?j?) est le lieu consacré à la pratique des bud? ou à la méditation bouddhiste zen. Littéralement en japonais, d? signifie la voie (c'est le même caractère que le tao chinois), le d?j? est le lieu où l'on étudie/cherche la voie.


Historiquement le dojo était la salle du temple religieux. Ces grandes salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dojo où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dojos servant de centre de méditation bouddhiste, des règles strictes sont instituées. Le dojo est un lieu où l'on progresse. Cette progression est obligatoirement supervisée et contrôlée par un maître, un professeur.

Lire la suite : Dojo

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Lexique et Terminologie

 

Lexique des termes les plus usités. Les termes sont classés par groupe et non forcément par ordre alphabétique.

Lexique et Terminologie

  • Termes généraux
  • Salutations
  • Positions
  • Matériels
  • Techniques
  • Formes d’attaques
  • Grades
  • Ken
  • Jo

 

 

Lire la suite : Lexique et Terminologie

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Les armes

 La pratique des armes

 ArmesLe fondateur a réuni dans le j? des techniques de lance, de sabre et de naginata (fauchard). La technique de sabre qu'il a développée est singulièrement différente du kenjutsu des koryu (écoles traditionnelles).

C'est surtout à l'étude de cette dernière que le fondateur consacra son énergie en ce qui concerne les armes.


En plus des techniques à main nues, l'aïkido comporte l'étude du maniement d'armes en bois : le sabre ou bokken, le bâton ou j?, le couteau ou tant?, et de façon plus anecdotique le juken (baïonnette), arme dans laquelle excellait le fondateur et qui lui avait valu d'en être formateur à l'armée.

Lire la suite : Armes

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La tenue vestimentaire

TenuesLa tenue de base est le keikogi (vêtement d'entraînement), appelé à tort « kimono ». Il se compose d'une veste et d'un pantalon en coton blanc. La veste est fermée par une ceinture (obi). Il s'agit du même qu'en judo, bien qu'il existe des vestes spécifiques dont les manches sont raccourcies afin de faciliter la saisie des poignets.

Lorsque le professeur estime que l'élève a acquis une technique satisfaisante, il l'autorise à porter le hakama, une sorte de pantalon flottant noir ou bleu foncé. Le pratiquant est autorisé à porter le hakama à partir du deuxième ky?.

L'aïkido se pratique pieds nus ou avec des tabis sur le tatami (ou, à défaut de tatami, sur un tapis), mais l'étiquette enseigne qu'il faut s'y rendre avec des chaussures pour des raisons d'hygiène ; les pratiquants utilisent en général des nu-pieds appelés z?ri. Les z?ri doivent être disposées perpendiculairement au tatami, la pointe en direction de l'extérieur afin de pouvoir repartir rapidement. (voir le dossier "étiquette")

Lire la suite : Tenues

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Présentation de l'Aïkido

Créé à la fin des années 40 c'est un art martial adapté au monde moderne.

 Présentation de l'Aïkido

Le fondateur de l'AIKIDO, Morihei UESHIBA (1883-1969), fut inspiré par les meilleurs maîtres d'arts martiaux du Japon de l'époque (écoles de JUJITSU, d'escrime traditionnelle). L'arrière-plan philosophique ou religieux (traditions Shinto, Zen, Tao) joua un rôle très important dans l'élaboration de cet art.

 

A côté de ce retour aux sources de l'esprit traditionnel du samouraï, il réussit à ouvrir sa pratique à des notions plus modernes (recherche de la paix, fraternité, harmonie) et développa à partir de 1948 l'enseignement d'une discipline neuve et originale, qui commença dès 1950 à rayonner dans le monde entier, notamment en France.

Lire la suite : Présentation de l'Aïkido

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Les fondements de l'aïkido par

Tamura sensei

Les fondements de l'aïkido

 

SHISEI

Shisei se traduit en français par : position, attitude, posture, pose. Sugata (shi) exprime la forme, la figure, la taille. Ikioi (sei) exprime la force, la vigueur, la vivacité. Shisei contient ces deux sens.
Mais le sens de shisei ne désigne pas seulement une attitude extérieure : une bonne forme,  un bon style, un bon maintien, mais aussi, une force intérieure visible de l’extérieur dans sa manifestation, par exemple, la vitalité chez un enfant apparente au travers de sa vivacité, de ses yeux vifs, de ses mouvements…

Lire la suite : Les fondements de l'aïkido

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KOKYU RYOKU

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei


Vous pouvez pratiquer l’aïkido si vous pouvez soulever trois onces de son. Cela revient à dire,
que l’aïkido n’est pas un art de combat corps à corps, fondé sur l’utilisation de la force
physique et musculaire.
Le travail de la technique en aïkido, se fait en utilisant pleinement l’énergie mentale et
rationnellement la force physique. D’où l’expression employée plus haut. Si l’on utilise cette
méthode, il est possible de développer une force supérieure à celle que l’on croit posséder.
Lorsque nous disons que les personnes âgées, les femmes, les enfants peuvent pratiquer, cela
ne signifie pas seulement qu’ils peuvent s’entraîner, mais bien qu’ils peuvent appliquer cette
voie au combat, après l’avoir comprise.
J’ai déjà effleuré plus haut le kokyu ; dépassons maintenant le stade de la respiration
physiologique pour absorber en nous-mêmes l’énergie de l’Univers ; allons plus loin encore et
fondons-nous en un seul corps avec l’Univers. La force qui en découle est nôtre ; sans être
nôtre, car en réalité, c’est l’énergie de l’Univers qui surgit de notre corps. Cette force
accumulée dans le seika tanden pour emplir toutes les parties du corps, semblable à l’eau qui
jaillit et jamais ne s’arrête, cette force émanant d’un corps et d’un esprit toujours calmes,
sereins, détendus pour répondre à la nécessité en tout temps et dans la direction voulue, cette
force s’appelle le kokyu ryoku.
Cette force, cadeau du Ciel, ne pourra s’exprimer, ni si votre nuque, vos épaules, vos bras sont
inutilement contractés, ni si vous vous imaginez être fort ou au contraire incapable, ni si vous
croyez que cette force ne peut exister. Tous ces déchets, toutes ces impuretés sont autant de
barrages sur le passage du ki. C’est un peu comme un tuyau qui serait pincé, écrasé par un
pied ou bouché par de la terre et dont l’eau ne pourrait s’écouler, alors que l’ayant branché sur
un robinet, vous vous apprêtez à arroser un jardin.
O Sensei répète souvent : « l’aïkido est une purification du corps et de l’âme, c’est décrasser
le corps et l’âme ». Il est bien évident, que l’âme sera rayonnante, que la circulation sanguine
s’améliorera de même que le mental et le physique, si l’on procède à un décrassage intérieur
et extérieur.
Kokyu ryoku doit donner vie, chez le pratiquant d’aïkido, à un geste aussi simple que lever un
bras ou avancer un pied. Une technique d’aïkido exécutée sans l’emploi de kokyu ryoku, n’est
pas une technique d’aïkido, c’est un champagne sans bulles, une bière éventée.
Kokyu ryoku compris intellectuellement est inutilisable. Il faut l’apprendre par le corps dans
l’exercice de tous les jours, il ne s’assimile qu’après un travail d’empilage. O Sensei dit à ce
sujet : « un travail de trois jours n’est qu’un travail de trois jours, un travail d’un an n’est
qu’un travail d’un an, un travail de dix ans engrange la force de dix ans ».
Sans kokyu ryoku la forme de la technique peut exister mais elle n’est qu’une forme vide.
Sans passer par les techniques, il est impossible de s’imprégner de kokyu ryoku. En outre les
résultats seront différents selon que vous y croyiez ou non.

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ATEMI

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 
Pour beaucoup de gens, aujourd’hui, le mot atemi désigne le coup de poing du karaté, parce
qu’au karaté, le but de l’entraînement, est de détruire l’adversaire d’un coup de poing ou de
pied.
Et j’écris ce chapitre, parce que d’aucuns croient qu’il n’y pas d’atemi dans l’étude de
l’aïkido.
Certes, dans la pratique actuelle de l’aïkido, on a supprimé l’atemi pour éliminer le risque de
blesser le débutant, également pour éviter que le pratiquant privilégie l’étude de l’atemi au
détriment de la technique, aussi pour empêcher des étudiants à l’esprit mal tourné d’en faire
un mauvais usage alors qu’ils auraient progressé dans la technique.
Donc ceux qui affirment qu’il n’y a pas d’atemi en aïkido, connaissent moins que rien de
l’aïkido. O Sensei définissant l’aïkido dit : « l’aïkido est irimi et atemi ». Toutes les
techniques de l’aïkido incluent l’atemi. Étymologiquement, ateru exprime l’idée d’estimer et
d’évaluer avec précision la surface et le prix d’un champ. Par extension nous aurons : placer
exactement, tomber juste à l’endroit voulu, au centre de la cible, par exemple. A l’idée
d’estimer, évaluer, s’ajoute donc la notion de succès.
Mi : le corps. Dans l’ancien Budo, atemi consistait à frapper les points vitaux de l’adversaire,
pour provoquer une perte de connaissance ou la mort. Blesser en surface ou même briser un
os n’est pas un atemi.
En aïkido l’atemi est aussi utilisé pour dominer la volonté d’attaque, provoquer une douleur
aux points vitaux, perturber la concentration de l’adversaire, stopper son intention d’action.
De ces atemi légers, on passe aux atemi qui provoquent l’évanouissement ou la mort. Il est
bon de les étudier en pensant à l’utilisation du couteau. Évidemment, ce travail doit
comprendre l’étude des points de réanimation. Si vous étudiez les points de l’acupuncture,
telle qu’elle s’est récemment développée, j’espère que vous comprendrez que les points qui
peuvent apporter la guérison, peuvent aussi donner la mort. C’est un bon exemple qui montre
qu’il y a en tout, ura et omote.
Quand vous aurez atteint un niveau d’étude élevé, il sera bon que vous découvriez, en cours
d’exercice, la possibilité de placer ici ou là, un atemi.

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TAI SABAKI

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 
Il semblerait qu’en Europe, tai sabaki soit généralement traduit par déplacement. Je pense que
cela ne transmet pas de manière très exacte le sens de tai sabaki tel que nous l’utilisons en
aïkido.
Je vais tenter de vous apporter quelques éclaircissements.
L’idéogramme sabaki est composé de deux éléments : la main et le verbe séparer (qui
contient l’idée de désarticuler avec un couteau). Par extension, le verbe sabaku, est utilisé
dans des expressions signifiant des actions aussi variées que : vendre, distribuer, régler des
dossiers, démêler une affaire… Un homophone de sabaki qui s’écrit avec un autre
idéogramme se traduit par couper un vêtement, juger. Sabaku : redresser un désordre, décider
de ce qui est juste ou faux, disperser des marchandises, faire ce qu’il se doit.
Tai : le corps. Donc tai sabaki signifie qu’au moment où un objet, un homme, tente de vous
atteindre, qu’au moment où un ennemi vous attaque, jugeant de votre position relative, soit
vous vous déplacez, soit vous bougez simplement une partie du corps, rétablissant ainsi, la
situation à votre avantage.
Rétablir la situation à votre avantage n’est pas seulement garder l’équilibre, se mettre à
l’abri… C’est aussi se placer dans une position d’attaque opportune.
Le tai sabaki de l’aïkido demande encore davantage : perturber l’équilibre de Aïte, dans
l’instant même de l’action, et, suite logique, l’amener dans une position telle qu’il ne puisse
plus se mouvoir.
Alors qu’Aïte avait quatre-vingt-dix-neuf pour cent des chances de l’emporter, votre tai
sabaki a renversé la situation. C’est cela tai sabaki.

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URA OMOTE

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 

 

Une technique en aïkido a deux aspects : ura wazaomote waza.
Ura représente principalement l’envers, le verso, le dos, l’aspect caché des choses.
Omote : l’endroit, la surface, l’extérieur, la façade, l’aspect apparent des choses.
Dans tout, il y a omoteura. L’homme lui-même a une face et un dos.
On peut également utiliser omoteura dans le sens : extérieur et intérieur. On peut avoir, par
exemple, le visage souriant et le chagrin au coeur, ou encore, l’apparence du Bouddha et être
dépourvu de sang et de larmes.
En classifiant grossièrement, on dira, omote waza des techniques exécutées en entrant face à
l’adversaire et ura waza des techniques en entrant derrière l’adversaire. Certaines techniques
sont possibles en omote waza et en ura waza, d’autres en omote waza seulement ou au
contraire en ura waza.
J’entends par là que, placées dans la vérité du combat, ces techniques qui manquent sous une
certaine forme n’ont pas d’application pratique.
Cette classification en omote waza et ura waza a probablement été introduite pour faciliter
l’entraînement, cependant une part essentielle de la pratique consiste à rejeter cette
classification, à refuser de s’y laisser enfermer.

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TENKAN

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei


Ten veut dire : transposer, transférer, changer, évoluer. L’idéogramme ten est composé de
deux éléments, l’un signifiant : roue, l’autre évoquant un mouvement tournant, circulaire.
Kan : échanger. Tenkan est employé avec le sens de changer de direction, de ligne de
conduite, d’état d’esprit.
En aïkido, je crois que ce mot est utilisé parce que souvent, pour effectuer un mouvement, on
pivote et que dans ce mouvement, en changeant de direction, le geste est rond et donne
l’image de la roue qui tourne.
Considérez votre cas. Du fait de votre rotation, vous avez changé, soit de place, soit
d’orientation. Tout changement d’état ou de position est tenkan. C’est pourquoi irimi-tenkan
sont l’endroit et l’envers d’une même chose.

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IRIMI

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei


Le irimi utilisé en aïkido, la loi irimi est la racine de l’aïkido. On rapporte que O Sensei aurait
transposé en aïkido la loi irimi qu’il avait saisie par l’étude approfondie de l’art de la lance.
L’idéogramme iri de irimi exprime l’idée de passer l’entrée de la maison, d’y pénétrer de soi-même
ou d’y être invité. L’idéogramme mi donne l’idée de l’enfant dans le ventre de sa mère,
avec le sens de plénitude, plénitude de chair, d’os, de sang. Donc, mi égale corps, irimi mettre
son propre corps dans le corps de l’adversaire. Suivant la méthode de la lance, ce mot irimi est
utilisé pour désigner l’action de pénétrer victorieusement jusqu’à l’intérieur de la garde d’un
adversaire, armé d’une arme plus longue que la sienne, lorsqu’on est porteur, par exemple,
d’un sabre ou d’une dague ou même encore lorsqu’on est désarmé.
Quand deux forces se meuvent en direction opposée, la force qui en résulte est l’addition de
ces deux forces, irimi est l’utilisation de cette résultante et de sa relation avec sa propre
position au moment du croisement.
Nous appelons irimi issoku l’entrée d’un pas sur le côté de l’adversaire, étant soi-même dans
la position permettant irimi, en garde de profil, attaquant l’adversaire en lui renvoyant la force
de son attaque, sans utiliser sa propre force.
Mécaniquement expliqué c’est très facile à comprendre, mais dans la réalité, il ne faut pas
oublier qu’Aïte est vivant et que tout peut ne pas fonctionner suivant la théorie, surtout s’il est
mieux armé que vous.
A mains nues ou avec une arme plus courte que celle de l’adversaire, pour entrer à l’intérieur
de sa garde ou la forcer, il faut juger le ma aï avec exactitude sans être arrêté par les
changements de position de Aïte. Cela est normal et ne devrait pas à être expliqué. Plus
important est d’oublier son corps, d’entrer et de percer en pensant être percé, d’entrer
directement sans la moindre hésitation.
Vous pressez Aïte de votre puissance mentale, jusqu’à ce qu’il soit contraint d’attaquer ;
utilisant, prenant son attaque, vous entrez !
Au-delà de ce qui a été dit, si vous éprouvez le sentiment d’envelopper l’adversaire, de ne
faire qu’un avec lui ; il viendra de lui-même à l’intérieur de vous-même. C’est cela l’irimi de
l’aïkido.

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MA AI

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei


Dans le Budo, on dit que ma aï est important. C’est le mot qui définit la relation spatiale entre
Aïte et soi-même. La position d’où il est facile d’attaquer ou de se défendre. Le ma aï n’est
donc pas seulement une notion de distance ; il faut y inclure le mouvement des coeurs dans
l’espace. Si j’ai peur, l’espace semble trop petit, si j’ai trop confiance en moi, l’espace semble
trop grand.
L’idéogramme ma est constitué de la porte et de la lune. C’est la lune perçue par l’interstice
des portes fermées. Nous dirons : quelque closes que soient les portes, il reste toujours un
interstice pour laisser filtrer la lumière de la lune. De même, si parfaite que soit la garde, il y a
toujours un interstice où se glisse la lumière de la lune. Pourquoi cette force dans l’interstice ?
Simplement parce que cette fente, si minime soit-elle, contient l’espace vide tout entier.
Aussi au mur d’honneur du séjour d’une maison japonaise, il y a le tokonoma. Là, dans ce
vide, on peut placer un tableau ou bien des fleurs dans un vase. Ce vide donne vie au tableau
comme aux fleurs.
En peinture, comme en musique, tout vient à la vie parce qu’il y a un espace vide. C’est le
vide du verre qui permet de le remplir. C’est l’espace dans une pièce qui permet aux gens d’y
vivre. C’est la vacuité de cet espace qui est importante. Quand on ne voit rien, quand on pense
qu’il n’y a rien, il y a pourtant quelque chose. La civilisation orientale, peut-on dire, est la
civilisation qui accorde de l’importance à la vacuité.
Le aï de ma aï est le même aï que le aï de aïkido, avec le sens de faire Un, mettre en ordre,
harmoniser… Ma aï est donc, comme vous pouvez le déduire de ce qui vient d’être écrit,
l’espace qui naît à la fois du coeur et de l’esprit, de soi-même et de l’autre, et les englobe tous
deux dans une évolution constante vers la position la plus avantageuse.
J’ai expliqué, jusqu’à maintenant, shisei, kokyu, kamae, ma aï ; qui sont les bases précieuses à
cultiver, à répéter inlassablement, à marteler. Ces quatre termes ne relèvent pas seulement du
domaine du Budo, ils ont la même importance dans tous les arts : kado, la voie des fleurs,
shodo, la voie de la calligraphie, la peinture, la musique, la danse, que dans les études ou la
vie quotidienne. Ce sont des mots dont il faut s’imprégner.
Ce que je vais expliquer maintenant ne fait pas partie du vocabulaire courant japonais : irimi,
taï-sabaki, kokyu-ryoku

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KAMAE

 

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 


Dans le Budo, on dit souvent : « ce qui est important est kamae ». Kamae n’est pas propre au
Budo, il appartient aussi à d’autres arts : fleurs, calligraphie, thé. Dans le football, la boxe, le
tennis, kamae est également important. Dans la langue japonaise kamae a pour sens : se
préparer, se mettre en garde. Le verbe kamaeru se traduit par : fabriquer, construire, préparer,
attendre avec intensité, être à l’affût, sur le qui-vive. L’idéogramme chinois de kamae est
construit de la clé « bois », la suite de l’idéogramme représente un tenon et une mortaise qui
rappellent l’assemblage indissociable de la charpente. Ainsi le kamae dont on parle en Budo
consiste à prendre par rapport à Aite la position la plus avantageuse possible. Que, porteur
d’une arme, on se trouve en face d’un adversaire ou que deux armées soient en face, en toutes
circonstances kamae est important.
On ne peut pas traduire simplement kamae par forme ; Il est inutile de rappeler que kamae
contient à la fois les forces du ki et le pouvoir de percevoir tous les détails. Au kendo, le
kamae du kendo ; au judo, le kamae du judo ; au tennis, le kamae du tennis ; en aïkido, on
utilise hammi no kamae (garde de profil).
A partir d’une bonne position naturelle (shizentai) debout, jambes écartées à la largeur des
épaules, le pied gauche avance alors que le pied droit naturellement entraîné, pivote. Nous
avons la garde à gauche : hidari hammi. Inversement, nous avons la garde à droite : migi
hammi.
Si les deux adversaires prennent la même garde, pied droit ou pied gauche en avant, nous
obtenons : ai hammi no kamae. Si au contraire, les deux adversaires ont une garde opposée
l’un le pied droit en avant, l’autre le pied gauche ou inversement, nous disons gyaku hammi
no kamae. Maintenant, si dans hidari (ou migi) hammi le pied gauche (ou le droit) avance
d’un pas comme dans irimi et que le pied arrière suive, le gros orteil dans l’alignement du
talon et du pouce du pied gauche (ou droit) avancé, nous sommes dans la posture ou garde,
dit : hitoemi ou ura sankaku.
Avec le sabre, on utilise migi hammi. Avec le jo ou à mains nues la garde de base
(fondamentale) est la garde à gauche hidari hammi.
Pourquoi hitoemi est la garde fondamentale en aïkido ? Parce que hitoemi permet de se
mouvoir facilement face à n’importe quelle attaque et, de là, pratiquer toutes les techniques et
de les assimiler. Néanmoins, il faut en arriver à dépasser le kamae, le véritable kamae est le
kamae sans kamae, de manière à ce que vous puissiez trouver la bonne réponse, quelle que
soit l’attaque, n’importe où, n’importe quand, à partir de n’importe quelle position.
O Sensei dit : « Ne regardez pas les yeux de Aïte, le coeur se fait aspirer par les yeux de Aïte,
ne regardez pas le sabre de Aïte, l’esprit se fait aspirer par le sabre de Aïte, ne regardez pas
Aïte, vous absorberiez le ki de Aïte ». Le Bu de vérité est une pratique visant à absorber Aïte
dans sa totalité. « Je me tiens debout tout simplement ».
Je livre cela à vos réflexions. Tirez-en la substantifique moelle.

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KOKYU

 

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 


Shisei est acquis. L’attitude est bonne. Le travail suivant est Kokyu.
kokyu(ko) expirer
Suu (Kyu) inspirer
Tous les êtres vivants absorbent l’oxygène, rejettent le gaz carbonique. Cette action porte le
nom de kokyu. Un bon sankakutai est lent, profond, long, fait naturellement. C’est donc une
respiration abdominale. Au début de la pratique, il est bon d’insister sur l’expiration puis de
laisser l’inspiration se faire. La respiration se fait par le nez. Si le rythme respiratoire est
perturbé, utiliser la bouche pour le rétablir.
L’inspiration se fait bouche fermée, les molaires légèrement serrées, la langue en contact avec
le palais. Les débutants comptent mentalement pour régler l’expiration et l’inspiration. A
l’inspiration, l’anus fermé ; imaginer que l’air descend plus bas que le nombril.
Dans la pratique du Budo, il arrive que l’inspiration soit rapide, que l’on retienne longuement
l’air dans les poumons, que l’on ait besoin de le rejeter rapidement ou au contraire lentement.
Pendant l’exercice, il faut prêter une très grande attention à la maîtrise du kokyu. Kokyu ne
consiste pas uniquement à renouveler l’air des poumons, à rejeter les impuretés. Il est
nécessaire durant sa pratique d’avoir le sentiment de s’emplir à nouveau d’un ki pur. Le ki,
ainsi emmagasiné, sort avec puissance quand le besoin s’en fait sentir. Ce rayonnement
constant du ki est le shisei juste.
Dans la vie quotidienne donc, quand vous êtes debout, en marche, au travail, même quand
vous dormez, exercez-vous avec coeur. Si une urgence se présente, votre kokyu sera alors celui
de tous les jours. Mais pour atteindre cet état, le quotidien est important.
L’homme, normalement, oublie qu’il respire mais n’oublie certes jamais de respirer. De la
même façon, au-delà de la conscience, il faut faire pénétrer dans le corps, acquérir un kokyu
juste, un shisei juste. Il faut s’entraîner sans cesse afin d’obtenir ce résultat.
Le corps ayant été, de la sorte, empli d’un ki vigoureux, quand on atteint l’unité avec la
nature, l’énergie du ki envahit le corps ; il devient possible de faire jaillir de vous-même une
puissance qui dépasse l’imagination. Cette force de la respiration (kokyu ryoku) qui s’exprime
ainsi n’est pas vôtre, elle est la force de la respiration du ciel et de la terre.

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SHISEI

 

Les fondements de l'aïkido par Tamura sensei

 


Shisei se traduit en français par : position, attitude, posture, pose. Sugata (shi) exprime la
forme, la figure, la taille. Ikioi (sei) exprime la force, la vigueur, la vivacité. Shisei contient
ces deux sens.
Mais le sens de shisei ne désigne pas seulement une attitude extérieure : une bonne forme, un
bon style, un bon maintien, mais aussi, une force intérieure visible de l’extérieur dans sa
manifestation, par exemple, la vitalité chez un enfant apparente au travers de sa vivacité, de
ses yeux vifs, de ses mouvements…
Si nous voulons atteindre ce shisei, de quoi avons-nous besoin ? D’abord de mettre en ordre le
corps qui est le vase contenant le ki. Pour ce faire, étirez la colonne vertébrale et gardez-la
droite. Si vous avez le sentiment de pousser le ciel avec la tête, la colonne vertébrale s’étire
naturellement. Ne gonflez pas la poitrine dans la position militaire au garde-à-vous. Les
épaules décontractées tombent avec souplesse, l’anus est fermé, les reins ne sont pas cambrés,
le ki est confortablement posé dans le seika tanden, le corps tout entier calmement détendu.
Le grand adepte du sabre Miyamoto Musashi dit, parlant du shisei martial : « Le visage est
calme, ni tourné vers le haut, ni vers le bas, ni vers le côté, les yeux clos légèrement, sans
mouvement des globes oculaires, le front sans un pli, les sourcils légèrement froncés, l’arête
du nez droite également, les vertèbres cervicales pleines de force. Au-dessous des épaules
tombantes, le corps est parfaitement décontracté, la colonne vertébrale est en place, les fesses
rentrées ; les genoux jusqu’aux orteils s’appuient fortement sur le sol, les hanches ne sont pas
vrillées, le ventre est fermement arrondi. »
En aïkido, on appelle sankakutai une telle posture souple, équilibrée, permettant de se
mouvoir librement, tel un tétraèdre régulier qui, en tournant, devient cône.

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Interview de Jacques BARDET au-delà de la technique

Excelent article publié par

Il existe dans le monde des arts martiaux des personnalités médiatiques qui, volontairement ou pas, occupent le devant de la scène. Dans leur ombre agissent des personnages discrets dont l'importance et l'influence est parfois supérieure à la leur. Jacques Bardet, 6° dan, en fait partie. Personnage discret du monde de l'Aïkido il transmet et pratique inlassablement depuis plus de 35 ans et est aujourd'hui à la tête du plus grand dojo parisien. Rencontre avec un sage.

Interview de Jacques BARDET au-delà de la technique

Jacques Bardet 6° dan Aïkido

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De l'importance accrue des facultés mentales sur les facultés techniques


Un jour un célèbre maître de sabre Tsukahara Bokuden  voulut mettre ses fils à l'épreuve.

  • Pour commencer, il fit appeler Hikoshiro, l'aîné des trois. En ouvrant la porte du coude, celui-ci la trouva plus lourde qu'à l'accoutumée et, en passant la main sur la tranche supérieure de la porte, constata qu'on avait disposé, en équilibre, un lourd appui-tête en bois. Il l'enleva, entra puis le remis exactement comme il avait trouvé.


Bokuden fit alors venir son fils cadet, Hikogoro.

  • Quand celui-ci poussa la porte, l'appui-tête tomba mais il le rattrapa en vol et le remit à sa place.


Bokuden fit enfin appeler son benjamin Hikoroku, le meilleur, et de loin, au maniement du sabre.

  • Le jeune homme poussa puissamment la porte et l'appui-tête tomba, heurtant son chignon. En un éclair, il dégaina le sabre court qu'il portait à la ceinture et trancha l'objet avant qu'il ne touchât le tatami.

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Entretien avec O Sensei Morihei Ueshiba et Kisshomaru Ueshiba

Voici une intéressante interview de O sensei Morihei Ueshiba qui permettra aux Aïkidokas de mieux comprendre certaines notions primordiales de l'Aïkido (masakatsu, agatsu, katsuayabi...).

 

Si tu espères gagner, en réalité tu perdras tout. Saches que toi et ton adversaire marchez sur le même chemin. Enveloppe ton adversaire d’amour, emplis-toi de confiance au flux des choses naturelles, unifie ton Ki ton corps et ton esprit, et efface la frontière entre toi et l’autre. Là est la victoire en Aïkido, – Masakatsu (victoire véritable)-Agatsu (victoire sur soi-même)-Katsu-Hayai-Bi (état au-delà du temps et de l’espace).

O-Sensei

 


L’interview qui suit a été menée par deux journalistes anonymes, et publié en Japonais sous le titre Aïkido par Kisshomaru Ueshiba, Tokyo, Kowado 1957, pages 198-219.

  • Traduit du Japonais par Stanley Pranin et Katsuaki Terasawa.
  • Traduit de l’anglais par Philippe Chau, Décembre 2002.

 

Entretien avec O Sensei Morihei Ueshiba et Kisshomaru Ueshiba
A : Quand j’étais à la fac, mon professeur de philosophie nous a montré le portrait d’un fameux philosophe, et maintenant je suis surpris par sa ressemblance avec vous, Sensei.

O Sensei : Je vois, Peut être aurai je du plutôt faire de la philosophie. Mon coté spirituel est plus exacerbé que celui du physique.

Lire la suite : Entretien avec O Sensei Morihei Ueshiba et Kisshomaru Ueshiba

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Réflexion

Reflexion

"J'ai mis du temps, mais le temps ne compte plus !

Au début, comme les idiots, je provoquais des passes d’armes, des bruits de ferraille sans effet.
Mon Maître disait : Tu es comme la vague qui heurte la digue et y gaspille son eau à grand bruit. Ce n’est pas la Voie.

Puis, longtemps, j’ai cru qu’il fallait attendre l’ouverture pour frapper.
Mon Maître disait : Tu es comme le drapeau qui attend le vent pour claquer. Ce n’est pas la Voie.

J’ai progressé. Je suis devenu l’autre. Je voyais son attaque, l’ouverture, avant qu’elle ne brille dans ces yeux.
Mon Maître disait : Tu es un bon guerrier qui devine l’adversaire. Ce n’est pas la Voie.

AReflexionlors, je suis rentré en moi-même, et j’ai travaillé, longtemps. Et j’ai fini par découvrir ce que je croyais l’ultime Vérité : ma décision ne dépendait que de ma décision. Je portais le coup, unique et définitif, parce que c’était comme cela que ce devait être.
Mon Maître m’a dit : Maintenant, tu es un Maître, mais ce n’est pas encore la Voie.

Il m’a donné son école et s’est retiré dans la montagne. Aujourd’hui, après beaucoup d’enseignement, je sais. Lorsqu’un sabreur observe avec simplicité, sans but autre que celui d’observer, alors ce qu’il observe, il le crée. Il crée le combat, ou l’absence de combat, et tout l’environnement. Et ceci est la Voie."

Texte Taoïste

 

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Paroles du fondateur Maître Ueshiba Morihei

Le texte qui suit est une compilation de paroles du fondateur de l'Aïkido.

Paroles du fondateur Maître Ueshiba Morihei

L'Art de la Paix commence par vous.Il est l'art d'apprendre profondément, l'art de se connaître soi-même.

Chacun a un esprit qui peut être raffiné, un corps qui peut être formé d'une façon quelconque, un chemin approprié à suivre.Votre cœur est plein de graines fertiles, attendant pour pousser. Les différents instructeurs ne peuvent appréhender seulement qu’une partie de l’Enseignement. C’est seulement à travers votre sincérité de pratique que les mystères de l’Art de la Paix sont amenés à la vie.

(C'est à l'initiative de John Stevens, américain  maîtrisant la lange japonaise et auteur de nombreux livres sur le sujet, que nous devons la traduction de "Aïkido" par "Art de la Paix" alors que "Voie de l'unité avec le Ki" serait plus juste)

Lire la suite : Paroles du fondateur Maître Ueshiba Morihei

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Shoshin ??, l'esprit du débutant

 Les arts martiaux japonais sont intimement liés au Bouddhisme, au Shintoïsme, et dans une moindre mesure au Taoïsme et au Confucianisme. Un des concepts hérités du Bouddhisme est celui de shoshin, l'esprit du débutant.
Shoshin consiste à avoir l'attitude et l'état d'esprit de quelqu'un qui s'engage dans une pratique pour la première fois. Une attitude faite d'enthousiasme, de modestie, d'humilité et d'absence de préconceptions.

ShoshinShoshin est très souvent illustré par une histoire de sagesse mettant aux prises un maître de zen et un étudiant. Il en existe plusieurs versions mais l'essence est celle-ci:
"Un célèbre maître de zen reçoit un jour la visite d'un homme qui déclare vouloir étudier avec lui. Le maître l'invite à boire le thé pendant que le visiteur lui expose son passé, lui décrit son cheminement spirituel, ses découvertes, ses réflexions et nomme les maîtres qu'il a côtoyés.
ShoshinLe maître écoute patiemment et recommence à lui verser du thé dans sa tasse déjà pleine. Celle-ci se remplit à ras bord et finit par déborder, le thé coulant tout autour. L'élève s'écrit alors "Que faites-vous?! Ma tasse est déjà pleine!".
Et le maître lui répond "Comment voulez-vous qu'un enseignement pénètre votre esprit alors qu'il est déjà plein comme cette tasse?"

Lire la suite : Shoshin

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Gojo et AïkidoGojo, les cinq vertus de Confucius

par Toshiro Suga

 

SESERAGI N°41 - OCTOBRE 2007

 

L'influence du Shintoïsme ou du Bouddhisme dans les arts martiaux japonais est parfaitement connue. Par contre, celle du Confucianisme est souvent mésestimée. Toshiro Suga nous révèle aujourd'hui l'importance majeure de cette pensée dans l'histoire japonaise et plus particulièrement dans la caste des samouraïs…

 

 

Lire la suite : Gojo et Aïkido

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